ÉCORCHES

Ce qui protégeait a été arraché. Restent des peaux à nu, végétale et minérale, offertes comme des reliques à la lumière.

LIBER
LITHOS
Ce travail explore une relation intuitive aux formes et à la lumière..
Dépourvue de dessin préparatoire, la composition naît directement du dialogue avec la matière. Les fragments de verre, issus de chutes, orientent la construction de formes organiques et singulières. La pâte de papier, en séchant, se rétracte et ondule, évoquant la texture délicate d'une feuille séchée. Cette part d'aléatoire introduit une dimension vivante, en résonance avec les processus naturels..

L'écorce constitue un motif récurrent, symbole de transformation et de cycle. Suspendues, certaines pièces incarnent aussi un lien tangible entre la terre et le ciel. Elles portent l'empreinte de cette mue préservée, cette mémoire fossilisée, et ouvrent un espace de contemplation sur la trace, la métamorphose et la fragilité du vivant.

LIBER
La lumière joue un rôle essentiel. Elle traverse le verre, en révèle les nuances et les vibrations : reflets mouvants, ombres diffuses, apparitions colorées. Par ce jeu de transparence et de projection, l’œuvre se prolonge dans son reflet et semble respirer avec son reflet.
2026
Verre, pâte de cellulose

25 x 40 cm

( espacement de 8,5 cm
avec le mur )

Vestige IV
Vestige III
Vestige IV
Relique V
Relique IV
2026
Verre, pâte de cellulose

20,5 x 43 cm

Socle en chêne,
profondeur 12,2cm

2026
Verre, pâte de cellulose

23 x 36 cm

( espacement de 8,5 cm

avec le mur )

2026
Verre, pâte de celullose
25 x 40 cm
2026
Verre, pâte de celullose

22,5 x 43,5 cm

LITHOS
Ce travail s’inspire des formations géologiques et des cycles de transformation du vivant. Les strates, les failles et les dépôts minéraux deviennent des motifs d’observation et de composition. Les verres opaques et les fragments de miroirs, s’assemblent comme des couches sédimentaires, évoquant la lente métamorphose de la matière.

La surface, à la fois rugueuse et réfléchissante, rappelle l’écorce terrestre : mémoire de mouvements souterrains et de traces accumulées. Les reliefs qui s’y développent évoquent la pousse du lichen ou de la mousse, formes discrètes mais persistantes de vie et de régénération.

Entre opacité et éclat, densité et transparence, l’œuvre explore la tension entre ce qui se dépose et ce qui croît, entre la mémoire minérale et l’élan végétal.